Nous sommes un petit club de randonnée, sans prétention aucune. Amis(es)de la nature : faune, flore et grands espaces. Notre mail : lesjolispas@gmail.com
Nous sommes 12 randonneurs des Jolis Pas au rendez-vous devant la Mairie du Tampon ce samedi 23 avril 2011. Chantal qui aurait dû nous véhiculer emmène Hélène à l'aéroport ( son vol a été décalé) Nous montons donc dans deux taxis (celui de Frédéric, le filleul de Jacky et celui de Stéphanie qui s'est improvisée taxi par la force des choses) Ils nous déposent au Nez de Bœuf au bord du rempart à 2070 m d’altitude une heure plus tard.
Le temps est splendide et tous sont de bonne humeur. Geneviève est prête, on peut y aller ! Nous descendons 1,5km jusqu’à la première halte. Une descente assez raide en lacets au milieu des d'une végétation variée et de vues superbes, quelques traces d'un incendie subsistent mais les plantes ont bien repoussé : nous gardons les yeux le plus souvent rivés au sol de peur de glisser sur un caillou ou sur une racine.
Les bâtons de marche sont d’un soutien précieux dans cette descente. Parfois on s'arrête pour prendre la pose comme Vérène et Edouard !
Parfois notre regard se porte vers le sud sur le cratère du Commerson découvert cette fois-ci en contre-plongée. Parfois nous tournons notre regard vers l’Est dans cette immense trouée verdoyante qu’est la rivière des Remparts.
Tous se retrouvent au Mapou, à 1600 m d’altitude. Nous venons de parcourir un dénivelé de 360 mètres en une heure. Un oiseau la vierge sautille dans les arbres où s’accrochent des plantes épiphytes : fougères ficelles, orchidées…
Un petit quart d’heure de pause à l’ombre pour se désaltérer, prendre des fruits secs et c’est reparti ! Jacqueline R. enchantée par ce début de rando a beaucoup apprécié les moments où éloignée du groupe elle a pu être en communion avec la nature, le silence et les chants des oiseaux.
Il fait très chaud, le sentier court à travers les branles, nous marchons sur l’ancienne coulée volcanique du Commerson, quelquefois nous nous arrêtons pour observer les fleurs du mahot, photographier un papillon…
Devant nous la vallée dans laquelle il va falloir marcher pour rejoindre Roche Plate. Nous nous asseyons dans le sentier à 990 m d’altitude à une centaine de mètres de la cascade Davedinde.
Nous avançons d’un bon pas, toujours sous le soleil, sur un sentier herbeux très agréable parfois bordé de goyaviers, avant de poser nos pas sur un chemin de lave inégal longeant parfois des creux,une arche de roche volcanique que le doyen me conseille de photographier. Ivan nous fait remarquer que les cours d’eau ont métamorphosé l’endroit, ce que confirmera notre hôte, les courants érodent constamment la roche et se frayent des passages où bon leur semble, une fois à droite, une autre fois à gauche… Une plaque et des bouquets de fleurs évoquant un tragique accident rappelle les effets dévastateurs du torrent lors des pluies diluviennes.
Bientôt nous bifurquons pour atteindre le bassin du Bras Carron. Pendant une heure, nous restons là. Les plus téméraires comme Chantal, Jean - Paul, et Geneviève plongent dans l’eau fraîche et se font masser le dos par la cascade
Betty plonge ses pieds dans le courant et Ti Yab ose s'avancer jusqu'à la taille. Ce qui fait dire à JP : "Une fois que le thermomètre y est, c'est bon, on
peut y aller". Mais notre Ti Yab n'est pas convaincu !
Des enfants s’amusent à créer des bateaux de fortune avec des rameaux qu’ils jettent dans la chute. Certains d’entre nous se reposent, d’autres lisent ou mangent. Nous continuons à suivre le balisage blanc de la source Bras Caron, et ne pouvons faire l’impasse de la traversée de la rivière.
Promenade agréable et ombragée, puis nous longeons d’anciens parcs ou jardins comme l’attestent des murets de pierre. Il nous faudra encore marcher une demi-heure à partir
du bassin avant d’arriver au village de Roche Plate où se trouve notre gîte !
Nous passons devant un panneau touristique expliquant le dynamisme retrouvé du village et la catastrophe qui avait nécessité l’évacuation et le déplacement des habitants sur St Joseph : la coulée de boue de 1965 qui avait englouti le village.
Certains d’entre nous s’arrêtent devant la Maison de Tourisme Sud Sauvage pour voir les produits locaux et dépliants touristiques proposés. Il est 16 heures, le moment est venu de trouver le gîte Mahavel où nous avions réservé pour la nuitée (à suivre)