Nous sommes un petit club de randonnée, sans prétention aucune. Amis(es)de la nature : faune, flore et grands espaces. Notre mail : lesjolispas@gmail.com
Durée : 5h (1h30 de Roche Plate au sentier - 2h30 montée vers le plateau - 1 heure jusqu’au gîte.)
Participants : Verene, Edouard, Chantal T, Ivan, Francis, Jean Paul , Jacqueline R, Jacqueline , François, Geneviève, Sylviane...
Dimanche de Pâques
Après le petit déjeuner, nous préparons nos sacs, laçons nos chaussures, certains sont prêts plus rapidement que les autres...
C’est vers 9 heures que nous nous mettons en route pour une journée sportive ! La journée s’annonce bien : pas un nuage à l’horizon.
Nous laissons le gîte derrière nous et descendons en direction de St Joseph. Le sentier s’élargit, mais c’est de la piste.
Une piste qu’empruntent seulement des 4X4 ! Ce n’est qu’après une bonne demi-heure de marche que nous atteignons les éboulis qui rappellent
l’effondrement de Mahavel. Nous descendons dans la dépression en marchant sur des galets, sous un soleil de plomb. Plus d’ombre ! la vallée est large mais seul un tracé est emprunté par les
promeneurs et les engins motorisés. Parfois les 4X4 progressent moins vite que nous, la piste est inégale, certains endroits sont très escarpés et il faut qu’ils réduisent aussi leur vitesse pour
ne pas projeter des pierres sur les randonneurs.
Encore une demi-heure de marche et nous voilà au pied du sentier qu’il va falloir emprunter pour « escalader » la falaise. Le sentier est d’ailleurs impossible à localiser pour quiconque n’a pas fait de reconnaissance. Ti Yab et Jean-Paul le connaissent. Avant d’entreprendre cette montée, nous nous reposons et mangeons un brin. Voilà que nos guides se mettent à entasser des cailloux ! Ca y est, ça se précise : ils sont en train de construire un signal, un cairn pour mieux pouvoir repérer cette jonction de sentiers. Et le jeu en amuse plus d’un, voilà que chacun y va de sa pierre !
Nous sommes à l’altitude 464 avant d’entamer l’ascension sur le « Rein du Dimitile » et sur le plateau nous atteindrons les 1142 mètres. Mais il nous faudra encore franchir un dénivelé supplémentaire de 300 mètres pour arriver au gîte de Jean Jules à Grand Coude. Nous étions à cent lieues d’imaginer ce qui nous attendait…
D’abord, les premiers deux cents mètres ça grimpait sec, dans une sente étroite envahie par la végétation. Ti Yab doit ouvrir la voie avec son sabre à canne. Bientôt le chemin devient moins sauvage. Yvan nous conseille de goûter les fruits de la vigne marronne, de grosses framboises orange ! Confiants, nous suivons ses conseils et ne sommes pas déçus : ça a effectivement le goût de la framboise ! Il paraît qu’on peut aussi manger les baies des galaberts quand elles sont très mûres…
Cette montée était épuisante : parfois il fallait se hisser à la force des poignets, parfois il fallait chercher des prises, ça ressemblait plus à de
l’escalade qu’à de la randonnée ! Heureusement qu’il ne pleuvait pas… Et deux oiseaux la vierge sont là pour nous motiver, peu farouches ils sont parfois à cinquante centimètres de nous et
prennent la pose. On a aussi le loisir d’observer les orchidées, les papillons… A quelques reprises, on peut voir à travers les frondaisons la Rivière des Remparts et les îlets qui la bordent.
Vertigineux ! Et voilà qu’il faut encore s’agripper à des échelles (pas très rassurantes, il faut l’avouer) Jean- Paul nous conseille de passer
à tour de rôle ! Comme si on n’était pas assez gâtés, voilà qu’il se met à pleuvoir à verse, il s’agit d’enfiler nos ponchos. Encore 20 minutes de grimpette sous la pluie, nous progressons
prudemment sur les dernières marches moussues et hautes et nous voilà arrivés.
La tête du groupe a une bonne demi-heure d’avance sur les derniers… mais sous cette averse pas moyen de casser la croûte, peut-être peut-on s’abriter à l’église. Le sentier longe des champs où le foin a fini de sécher pour aujourd’hui. Nous sommes sur la route goudronnée, passons devant l’église parce qu’elle est occupée par des paroissiens, en ce dimanche de Pâques. Encore une bonne heure de marche dans un paysage rural pas très différent de ceux qu’on peut rencontrer en métropole. Des érables dont les feuilles rougissent déjà et la pluie font du décor un paysage automnal de rentrée des classes. Des vaches, des Prim’Holstein, nous regardent passer… et ça n’en finit pas de grimper, la lassitude s’installe. Il est 15h30 quand nous arrivons au gîte « le Malmany » situé à 1446 m d’altitude. Une bonne douche chaude et le gros de la troupe se retrouve autour d'une tablepour boire un coup et bavarder pendant que d'autres essayent de dormir... Quelle idée de se coucher à cette heure !
Avant le repas, on se retrouve dans la grande salle autour d'un foyer dans laquelle flambent des bûches. Pendant que Geneviève donne des conseils pour se décontracter, Yvan gratouille sur la guitare et attirera un public de marmots très intéressés.
Une
secte ? Non, un exercice réparateur !
Apéro en musique !
Lundi de Pâques
Au petit matin, après une nuit réparatrice, chacun vaque à ses occupations : lecture du journal, réparation de chaussures, préparation du sac qu'emportera Chantal H. Notre trésorière nous a rejoints la veille avec André. Ce matin, elle repart au Tampon, en nous soulageant des affaires inutiles...
Dans le dortoir le petit déj.
Une dizaine d'entre nous prendront du riz chauffé au petit déj.(pour être calé!)La journée va être rude !